Le permis de parentalité #MeMySexeAndI® [LA CHRONIQUE]

Si l’orientation sexuelle de votre enfant risque de vous poser problème … ne faites pas d’enfant.

Ces mots étaient ceux de mon post d’hier, 27 juin sur Instagram. Samedi aurait dû avoir lieu à Paris, la Marche des Fiertés LGBTQIA, mais en raison de la crise sanitaire et suite à l'interdiction des festivals et des événements réunissant un public massif, elle a été reportée au 7 Novembre. C’est donc en ligne que j’ai choisi de marquer le coup, en partageant un post du média féministe belge, @pourquoidevenirféministe, que je gardais sous le coude depuis quelques jours.

Si l’orientation sexuelle de votre enfant risque de vous poser problème … ne faites pas d’enfant.

Cette phrase a été “likée” par des centaines de personnes sur mon mur, et des milliers sur celui du compte Pourquoi devenir féministe ( qui l’a lui-même relayé de la page Facebook “Une femme arabe en colère”). Il s’agit de l’un des posts ayant récolté à ce jour, l’un des plus grand nombre de “like” sur mon mur. Et ça me ravit. Et me rassure. Nous sommes donc au moins quelques milliers à considérer que si l’on n’est pas en mesure en tant que parent de respecter les choix de son enfant, autant s’abstenir de se reproduire. Nous sommes quelques centaine de milliers à prendre les choses par le commencement. Estimer qu’il faille prévenir plutôt que guérir.

Parce que oui, cette petite phrase n’a l’air de rien, amis elle recèle à mon sens l’un des plus grand moyen de lutter contre la stigmatisation. Si le fait que votre enfant puisse être gay vous pose un problème, ne faites pas d’enfant. Si le fait que votre enfant puisse être lesbienne vous pose un problème, ne faites pas d’enfant. Si le fait qu’il puisse être une personne trans vous pose un problème, par pitié, et vraiment tout particulièrement dans ce cas de figure, ne faites pas d’enfant!

Ce week-end, j’ai regardé sur Netflix, DISCLOSURE, documentaire excellent sur l’histoire des transidentités, et une séquence dedans, m’a particulièrement émue. Lors d’un groupe de parole au cours duquel des parents parlent de leurs enfants trans, l’un des pères présents a cette phrase qui m’a fait monter les larmes aux yeux, “Être parent d’un enfant transgenre, c’est vivre avec une licorne, un être humain extraordinaire.” Un être parfait que son père estime aligné, “on point” pour reprendre ses termes exacts, depuis qu’il a , au bas mot, 2 ans… A ses yeux, c’est en réalité un honneur d’être parent d’un tel humain.

Cette séquence m’a rappelé combien j’étais en faveur d’un permis de parentalité. Combien il m’apparaissait primordial que soit préparé le plus grand nombre au rôle de parent. D’autant plus que cette séquence était suivie par l’intervention de l’actrice et autrice Jen Richards, qui était très loin d’avoir bénéficié de la bienveillance et de l’acceptation qu’illustre le discours du père d’Avery.

Le permis de parentalité c’est cette idée révolutionnaire que l’éducation de l’enfant devrait débuter par celle du parent. Car l’amour ne suffit pas, en dépit de ce qu’on aurait tendance à faire valoir sur le sujet. À l’heure actuelle, rien n’existe pour préparer les êtres que nous sommes, à devenir parents. Il s’agit pourtant du rôle le plus important qu’il nous est donné d’incarner en tant qu’être humain, et dont nous pouvons faire les frais à titre collectif, quand less enfants devenus des adultes, perpétuent à leur tour les manquements, abus ou négligences subis. 

Mais la parentalité étant logée à la même enseigne que le sexe; beaucoup imaginant qu’il s’agit de quelque chose d’inné, je me dis que je peux toujours rêver sauf lorsque qu’un post se met à faire des centaines de “like” sur mon mur… je me reprends à aspirer que la parentalité fasse l’objet d’un apprentissage en bonne et due forme. Un contrôle continu. Une transmission de bonnes pratiques …


Je vous recommande vivement, de regarder
DISCLOSURE, et plus particulièrement cette séquence et de vous demander ce qui se passerait si la parentalité était à propos d’être honoré
d’être le parent de l’enfant qui est le nôtre, quel que soit ses choix. Si elle était synonyme de bienveillance et d’acceptation de son enfant dans sa singularité, dans toute la beauté de son être et de sa personne, parce qu’il se pourrait bien que le fondement d’un monde meilleur débute là.

xoxo
Axelle




L’OEIL ET LA MAIN
[ME TOO #NOUS AUSSI]

Le mouvement #Metoo a eu très peu d'impact au sein de la communauté sourde. Pourtant, les situations de harcèlement ou d'agressions sexuelles concernent tout autant les sourds que les entendants. Sandrine Herman est partie à la rencontre de certains d'entre eux pour recueillir leur histoire.

Pour regarder le replay de L’oeil et la main #MeToo #NousAussi, cliquez ici



LE GRAND DÉBALLAGE
[A.K.A THE SPREAD]

Au Kenya, les jeunes ont des rapports sexuels de plus en plus jeunes, le taux le plus élevé de personnes séropositives se situe chez les 13-17 ans. Raison pour laquelle Karen “Kaz” Lucas a lancé The Spread, un podcast évoquant ouvertement la sexualité sur Soundcloud et YouTube. Elle y évoque en compagnie de Nini Wacera, sa co-host, leurs expériences personnelles en espérant être en mesure d’aider les auditrices et auditeurs, et délier les langues sur le tabou que figure le sexe dans leur société.

“En règle générale, je parle souvent de sexe. Et je me suis dit: “ quoi de mieux pour lancer un podcast que de créer quelque chose qui n’existe pas encore au Kenya. Les conversations bienveillantes sur la sexualité ne sont pas monnaie courante dans cette partie du globe.”

The Spread est un podcast d’utilité publique (en anglais), illustrant une fois encore combien il importe d’être sujet plutôt qu’objet au coeur de nos intimités, particulièrement lorsqu’on est une femme noire.

Pour écouter Karen “Kaz” parler de son programme sur Arte Tv, cliquez ici




ÉCOUTE-LA
[PAPA(S)]

Je vous recommande cette semaine dans la continuité de ma précédente chronique à propos de l’origine de mon prénom, l’écoute du 4ème épisode de l’excellent podcast Ecoute-la. Consacré aux pères et à leurs filles, avec des témoignages des 4 coins du monde - de l’Allemagne au Kurdistan en passant par la Suède, le Brésil, l’Algérie, la France et l’Irlande, il dresse “un portrait multiple des paternités et des façons d’être fille”. Et c’est très réussi. Et fort.

Pour écouter le 4ème épisode du podcast Ecoute-la, consacré aux pères, papas et darons, cliquez ici



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